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Ingrid Bétancourt

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Paps




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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Dim 13 Jan - 10:25

Perso je pense qu'Ingrid, pour des raisons politiques évidentes, sera parmi les derniers otages libérés.
La médiatisation de cette cause devrait avoir un effet bénéfique pour les otages et c'est tant mieux mais I-B est la dernière sur la liste, les FARC n'ont pas d'autre "arme" et ça c'est malheureux.
Il faut donc libérer tous les otages pour pouvoir revoir Ingrid Bétancourt enfin libre.
(Ceci n'engage que moi)

Salut djodj,
Je te trouve pessimiste,si Ingrid est devenue l'otage important qu'elle est
aujourd'hui c'est qu'elle n'a d'important qu'en France et les pays francophones.En Suisse allemande pas un journal ne parle d'Ingrid.
Les trois américains on en parle pas,ils n'ont pas de famille ces boys?
Surtout cela serai gênant de savoir que se sont des conseillés militaire de
l'armée Colombienne.Peut-être même de la CIA,NSA, ou autres.
Paps.(nouvelle sigature)
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djodj




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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Mar 15 Jan - 19:23

Citation:

Un Etat incapable de se gouverner
13/01/2008 - La Libre.be
C'est le Venezuela qui obtient le premier succès dans la crise colombienne. C'étaient déjà les Etats-Unis qui devaient juger les narcotrafiquants colombiens.

Le succès de la négociation vénézuélienne dans la crise des otages a été honnêtement reconnu par le président colombien, Alvaro Uribe, qui a exprimé sa "gratitude" envers Hugo Chavez.

Reste que, pour la seconde fois, c'est un Etat étranger qui a assumé une responsabilité dévolue à l'Etat colombien.

Exemple unique au monde

Déjà, exemple unique au monde, les Etats-Unis avaient dû se charger de juger les principaux narcotrafiquants colombiens. Ces derniers ne peuvent en effet l'être par la justice colombienne, paralysée par la peur ou par l'argent des cartels de la drogue, véritable Etat dans l'Etat.

Il est évident qu'une telle puissance n'a pu être construite sans le désintérêt, la passivité, la corruption qui ont remplacé l'action normale de l'Etat aux débuts du trafic. Déjà, l'Etat colombien avait négligé ses responsabilités, endossées par un autre.

La libération des otages grâce à une négociation - et non une médiation, Bogota ayant unilatéralement mis fin à celle-ci en novembre - du pays voisin apparaît comme une répétition de ce schéma.

Bogota traînait des pieds pour trouver une issue à la crise des otages; Caracas a montré qu'un début de solution pouvait être trouvé avec de la bonne volonté. Et l'a montré malgré les autorités colombiennes, qui ont entravé en décembre une première tentative de libération des deux femmes retenues par la guérilla.

Pour la seconde fois, c'est un Etat étranger qui assume le devoir de l'Etat colombien, et cela au sujet du second grand problème de ce dernier, l'existence de guérillas, véritables Etats dans l'Etat. La libération des otages, a dit Hugo Chavez, "n'est que la première étape. La seconde est la paix".

Bien sûr, la question de l'existence de guérillas n'est pas facile à résoudre, notamment parce qu'elle est vieille, déjà, d'un demi-siècle.

La Violencia

La plus ancienne d'entre elles, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui retenait les otages libérés jeudi, a été créée en 1964 par Manuel Marulanda Velez, aujourd'hui âgé de 77 ans, au départ d'une milice d'autodéfense paysanne qu'il avait montée dans les années 50. Sévissait alors la terrible guerre civile entre Libéraux et Conservateurs, connue dans l'histoire sous le nom de "la Violencia".

Pour mettre fin à ce sanglant conflit, les deux groupes ennemis avaient signé un accord partageant le pouvoir entre eux quels que soient les résultats des élections. S'il avait mis largement fin à l'effusion de sang, cet accord avait de facto bloqué l'accession au pouvoir de nouveaux venus. Et donc justifié de nouveaux recours aux armes par un puis plusieurs mouvements de guérilla.

Lorsque l'accord était devenu caduc, quelques décennies plus tard, le pli était pris et les élites colombiennes tenaient fermement et exclusivement le pouvoir. La montée en puissance de narcotrafiquants issus du peuple et adulés par lui en raison de donations sociales et religieuses apparaît, à cet égard, comme le contournement de l'absence d'ascenseur politique pour les nouveaux venus.

Depuis, le narcotrafic a attiré à lui les élites colombiennes, puis les guérillas. Les dirigeants des unes et des autres seront-ils capables de rendre à l'Etat colombien ses fonctions régaliennes ?



Citation:

L'ex-otage des Farc Clara Rojas retrouve son fils après 3 ans de séparation
14/01/2008 - AFP, BBC Mundo

L'ex-otage Clara Rojas qui est arrivée dimanche à Bogota après avoir passé près de six ans aux mains de la guérilla des Farc, a pu retrouver dans la soirée son fils Emmanuel, qui lui a été remis temporairement après trois ans de séparation.

"Je suis immensément émue de revenir dans mon pays. C'est une renaissance", a-t-elle déclaré à sa descente d'avion à l'aéroport militaire de Bogota, en se montrant impatiente de retrouver son fils Emmanuel, né en captivité d'une relation consentie avec un guérillero des Farc (marxiste).

Clara a effectivement retrouvé dès dimanche après-midi dans le nord-est de Bogota le garçonnet de 3 ans et neuf mois. "Ils se sont retrouvés. C'était un moment plein d'émotions", a révélé une haute source gouvernementale. Selon cette source, après son arrivée à l'aéroport militaire de Bogota vers 19H0O GMT, Clara et sa famille se sont rendus dans le nord-est de la capitale où ils ont rencontré l'enfant.

Dimanche soir l'Assistance publique a remis Emmanuel "temporairement" à Clara, a annoncé la directrice de cet organisme Mme Elvira Forero. "Aujourd'hui, ils ont effectué un exercice, une cession de six heures pour se connaître, pour commencer à renouer les liens de l'enfant avec sa famille, pour lui donner la qualité de vie qu'il mérite", a-t-elle ajouté.

"Emmanuel a été placé dans un endroit spécial avec sa mère, où nous espérons que les demandes légales s'effectueront pour que la garde soit accordée" à sa mère, a indiqué Mme Forero. La responsable de l'Assistance a souligné que "Emmanuel a été joyeux en retrouvant sa mère". "Je lui ai dit, Emmanuel salue ta maman. L'enfant l'a immédiatement appelé maman et les deux se sont embrassés", a raconté Mme Forero.

A propos du petit Emmanuel, Elvira Forero avait déclaré dans un premier temps que Clara Rojas "ne pourra pas emmener tout de suite l'enfant chez elle" car une période de préparation était nécessaire. L'enfant, malade, avait été retiré à sa mère par les Farc à l'âge de huit mois.

Habillée d'un ensemble rose, l'ex-otage est descendue de l'avion présidentiel colombien un bouquet de fleurs à la main. Elle a été accueillie par le Haut commissaire colombien pour la paix Carlos Restrepo, le ministre de la Défense Juan Manuel Santos. Puis Mme Rojas a remercié le président colombien Alvaro Uribe "d'avoir autorisé la suspension des opérations militaires" jeudi, le jour où elle a retrouvé la liberté.

Elle a également dit vouloir "saluer Ingrid" Betancourt, la Franco-Colombienne dont elle était l'assistante lors de l'enlèvement des deux femmes le 23 février 2002 par les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie). "Ce que je souhaite le plus en ce moment serait qu'elle soit avec nous. Avec l'aide de tous, nous allons faire en sorte qu'Ingrid et tous les autres otages reviennent vite", a-t-elle dit réaffirmant son "admiration et sa tendresse" pour l'ex-candidate présidentielle.

L'autre Colombienne libérée en même temps que Mme Rojas, l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, arrivera "tôt lundi matin", selon la sénatrice Piedad Cordoba, ancienne médiatrice dans le dossier des otages avec le président vénézuélien Hugo Chavez.

Mme Rojas, une avocate de 44 ans, retrouve son pays alors que de vives tensions opposent Bogota et Caracas. Le président Chavez a apppelé vendredi l'Amérique latine et l'Europe à retirer les guérillas des Farc (marxiste) et de l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste) de leurs listes d'organisations terroristes et à leur accorder le statut de belligérants. Cette proposition a aussitôt été rejetée par le gouvernement du président Alvaro Uribe et a suscité nombre de réactions hostiles tant au sein de la classe politique que de la presse en Colombie.


Citation:

Quelques vérités sur Alvaro Uribe
15/01/2008 - Le Monde
Difficile de ne pas réagir à l'article de Jacques Thomet "La vérité sur les FARC sort enfin" (Le Monde, 9 janvier). Pour qui connaît un tant soit peu la situation colombienne, sa lecture ne peut que provoquer stupeur et colère. Dressant un portrait particulièrement élogieux d'un président colombien qui aurait tout tenté pour libérer les otages aux mains des FARC, l'auteur y lance des accusations contre la famille d'Ingrid Betancourt.

Selon cet ancien directeur de l'AFP en Colombie, le président Alvaro Uribe Velez aurait été victime d'une opération de "diabolisation" orchestrée par le gouvernement et les médias français. La famille d'Ingrid Betancourt est accusée d'avoir constamment "vilipendé" le président colombien tout en dédouanant la guérilla de sa responsabilité dans les enlèvements de civils. Qui peut croire que la famille d'Ingrid Betancourt n'a jamais condamné la cruauté et l'injustice des FARC ? Tout au long de ces années, les proches de l'ancienne sénatrice franco-colombienne ont toujours dénoncé cette pratique abjecte des enlèvements. Les FARC ont depuis longtemps perdu tout crédit politique en généralisant les kidnappings.

Personne ne conteste cette dérive criminelle de la guérilla, qui commence dans les années 1980 quand elle décide de se financer grâce à l'argent du trafic de drogue qui inonde le pays. Les FARC se coupent alors du reste de la société colombienne, leur projet révolutionnaire laisse place à une lutte purement militariste. Ce combat pour accroître leur emprise territoriale s'accompagne dès lors de violations massives des droits de l'homme. Aujourd'hui, personne ne défend sérieusement la vision d'une guérilla "romantique" en Colombie. L'épisode du petit Emmanuel est un exemple supplémentaire du cynisme dont est capable ce mouvement. Cette vérité sur les FARC n'a donc jamais été occultée, comme le prétend Jacques Thomet, qui tente de faire apparaître le président colombien comme un démocrate exemplaire, victime des mensonges des FARC relayés à l'étranger par la famille Betancourt et les autorités françaises.

Mais cette présentation de la situation colombienne, véritable panégyrique pro-Uribe, ne résiste pas à l'examen. Pour s'en convaincre, il faut revenir sur le parcours du président colombien. Car, contrairement à la thèse qu'avance Jacques Thomet, la violence politique qui ravage la Colombie ne se résume pas aux seules FARC. Depuis vingt ans, sous prétexte de lutter contre la guérilla, des milices paramilitaires d'extrême droite ont commis des crimes de masse contre la population. Ces derniers mois, des fosses communes ont été découvertes dans toutes les régions du pays. Le procureur général de Colombie a affirmé qu'elles pourraient contenir les restes de près 10 000 civils assassinés par ces groupes paramilitaires.

Leaders populaires, syndicalistes, juges, défenseurs des droits de l'homme, journalistes : les paramilitaires se sont attaqués à toute forme d'opposition politique ou sociale avec une cruauté inouïe. La presse colombienne a révélé comment les chefs paramilitaires ont généralisé la torture en formant leurs hommes à démembrer vivantes leurs victimes.

Les derniers rapports d'enquête d'Amnesty International, de Human Rights Watch ou de la FIDH montrent comment les forces de sécurité colombiennes ont encadré, coordonné, voire participé, aux massacres paramilitaires. Les témoignages des victimes sont concordants, massifs, accablants. Des officiers supérieurs de l'armée ont "sous-traité" aux milices le soin de mener cette guerre "sale" en toute impunité.

Mais les paramilitaires ne se sont pas cantonnés à ce travail de répression, ils ont bâti une redoutable organisation mafieuse qui contrôle l'essentiel du trafic de cocaïne vers les Etats-Unis et l'Europe. En s'infiltrant dans l'appareil d'Etat, les paramilitaires ont pu faire prospérer leur trafic et généraliser le détournement de fonds publics grâce à la complicité d'une partie de la classe politique au pouvoir.

Or ce qu'omet de dire Jacques Thomet dans son article, c'est que la carrière du président Uribe est étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un "politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement". Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia. Dans son article, Jacques Thomet écrit que le père du président colombien a été abattu par les FARC. Certes, mais pourquoi ne mentionne-t-il pas que ce dernier était lié à certains parrains de la drogue du cartel de Medellin, que l'on a retrouvé un hélicoptère appartenant à la famille Uribe dans un immense laboratoire de cocaïne ?

Pourquoi ne pas rappeler que l'ancien chef des services de renseignement, un proche du président Uribe, est actuellement détenu pour sa collaboration active avec les paramilitaires ? Pourquoi omettre le fait que les paramilitaires ont joui du soutien de larges secteurs de la classe politique colombienne ? Cette année, malgré les menaces, les juges de la Cour suprême ont ordonné l'arrestation de quatorze députés et sénateurs. Tous sont des proches du président Uribe. Ils sont accusés d'avoir truqué des scrutins électoraux, ordonné des assassinats et servi les intérêts des groupes paramilitaires depuis le Parlement.

Depuis 2005, le président Uribe a tout mis en oeuvre pour parvenir à une amnistie générale des paramilitaires en adoptant la loi dite de justice et paix. Cette législation prévoit, en effet, pour les responsables de ces crimes contre l'humanité des peines dérisoires en échange de leur démobilisation. La situation colombienne est complexe, sa violence, multiforme, parfois difficile à décrypter. Mais présenter la guérilla comme le "diable" et tenter de blanchir un président colombien compromis dans l'entreprise criminelle du paramilitarisme est quelque chose d'inacceptable. Exiger la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages retenus dans des conditions inhumaines par la guérilla ne peut servir à exonérer l'Etat colombien de sa responsabilité dans le déchaînement de violence existant dans le pays.



comme d'hab faites vous votre opinion, si d'autres sources sont dispo bienvenue(s)
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djodj




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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Mer 16 Jan - 20:28

Citation:

La libération des otages colombiens
16/01/2008 - Carmen Medrano dans Matinternet, France Info, Le Monde, Le Point, Univision, AFP

La libération de deux otages colombiennes, privées de leur liberté depuis six ans, (sans oublier les sept cent cinquante otages encore en captivité pour le compte des Farc, plus les deux milles cinq cent autres pour le compte d'autres organisations (Chiffres de la Fundación País libre, Colombie), met devant la scène deux problèmes de taille: d'une part, le projet politique de Chavez d'étendre la révolution Bolivarienne au niveau continental ("La République Bolivarienne du Sud") et la reconnaissance du gouvernement colombien du conflit intérieur avec les Farc d'autre part. et le processus de paix toujours dans l'impasse.

Le rôle joué par Chavez dans la libération de deux otages est indéniable.

Dans un premier moment, il a été désigné très officiellement comme médiateur par le Président Uribe, et cela, pour deux raisons. La première, l'espoir de voir aboutir la libération étant donné le prestige dont Chavez jouit aux yeux de la guérilla colombienne. Enfin, la propre initiative de Chavez en proposant au gouvernement colombien ses bons offices dans cette médiation. Plus tard, le Président Uribe déchoit le Président Chavez de sa fonction médiateur en dénonçant l'ingérence de Chavez dans les affaires et la politique colombiennes.

Malgré cela, la libération a été possible grâce à Chavez dans le cadre d'une diplomatie spectacle.

Comment faut-il mesurer la rôle joué par Chavez? Les Farc voulait donner raison à Chavez au milieu du conflit idéologique de fond qui oppose le Présidents Uribe (de la droite et principal allié des Etats-Unis dans le continent) et le Président vénézuélien. En libérant les deux otages, les Farc ont fait augmenter la valeur de médiateur de Chavez qui apparaît ainsi comme la seule personne (malgré les efforts de la France et de la communauté internationale) pouvant faire le lien entre le gouvernement colombien et les Farc.

Dans l'immédiat, Chavez se présente donc comme l'acteur fondamental dans la libération des otages. Fort de ce rôle, dans le moyen terme, il joue la carte de celui par qui le processus de paix en Colombie aboutira un jour. En tant qu'interlocuteur privilégié des Farc, il aspire à apporter une solution viable au conflit colombien.

Le 11 janvier, deux jours après la libération de deux otages, Chavez a fait une déclaration devant l'Assemblée Nationale de son pays, sous fond d'applaudissements nourris de ses partisans, pour proposer au gouvernement colombien, à la communauté internationale, aux gouvernements du continent latino-américain ainsi qu'à l'Europe, d'enlever le statut de terroristes aux Farc et, en échange, de leur donner le statut de "force belligérante". Pour Chavez, les Farc sont dotées d'un projet politique, d'un projet "bolivarien" dont il se fait le promoteur.

Les réactions en Colombie, du Président Uribe et de la classe politique, de droite comme de gauche, ont été immédiates.

Le gouvernement rejette fermement une telle proposition. Pour lui, "les groupes violents en Colombie sont terroristes parce qu'ils portent atteinte à la démocratie et utilisent des méthodes d'extermination en attentant contre l'humanité" (El tiempo, Bogotá, 11 janvier 2008). Le gouvernement dénonce également les activités de narco-traffiquants des Farc, leur principal moyen de financement, l'enlèvement de personnes, le recrutement forcé des enfants dans leur files, l'assassinats des enfants, de femmes, de personnes âgées, ainsi que l'utilisation de mines anti-personnelles dont le solde de victimes est énorme dans les pays (voir note à la fin de ce paragraphe), la violation des droits de l'homme et de droit international humanitaire, la destruction de l'écosystème du pays avec l'expansion de plantations de coca, le déplacement forcé de la population, de paysans. Le gouvernement dénonce donc le "terrorisme transnational" à la place d'une lutte politique dans le pays.

(Note : D'après le dernier rapport d"Action Intégrale contre les Mines anti-personnelles" (Colombie), en 2007, 33 civils et 154 militaires ont perdu la vie après avoir marché sur une mine et 148 civils et 539 militaires ont souffert de blessures et d'amputations de membres inférieurs. Ces chiffres dépasses les chiffres pour l'Afghanistan et le Cambodge.)

Les analystes politiques colombiens mettent en garde l'opinion sur les implications politiques de ce changement de statut. Les Farc peuvent avoir des relations diplomatiques ouvertes et formelles avec le Venezuela, des relations commerciales, voire même avoir un siège dans le pays voisin qui pourrait aussi leur proposer l'asile politique, figure qui n'a pas d'application dans le cas d'un terroriste.

De son côté, le président du Polo Democrático, parti de la dite « gauche démocratique » (opposée à la gauche armée, donc aux Farc) qui contrôle plusieurs mairies du pays, comme la mairie de Bogotá, la capitale, pense que le fait de reconnaître aux Farc le statut de belligérants n'implique pas la méconnaissance des actes de terrorisme dont ils sont responsables et pour lesquels ils doivent être jugés au-delà de leur statut d'organisation rebelle.

Un ex-ambassadeur de Venezuela en Colombie se déclara très étonné : "C'est la première fois qu'un chef d'Etat intervient dans ce sens".( El tiempo, Bogotá, 11 janvier 2008).

Le gouvernement argentin fait également état de son inquiétude. Tous ceux qui avaient fait partie de la mission humanitaire internationale, déclare-t-il, et qui se sont réunis en Colombie à la fin dumois de décembre, participaient à une mission humanitaire et non pas à une bataille politique comme le veut Chavez avec sa déclaration.

Le statut "belligérant" pour les Farc suppose qu'elles soient considérées comme un état dans l'Etat. Aujourd'hui, les Farc revendiquent d'être la vraie autorité dans beaucoup des régions du territoire national et, en pratique, d'être un autre gouvernement à l'intérieur du Gouvernement. C'est ainsi qu'ils sont forts de leur revendication de force belligérante. Avec un tel changement de statut, le conflit interne de la Colombie pourrait être assimilé à un conflit de type international. La prise d'otage deviendrait légitime.

Il est évident que Chavez a procédé à un virage dans son intervention en tant que médiateur dans l'affaire des otages. Dans un premier moment, son intervention était de type humanitaire. Maintenant, elle est ouvertement politique avec des intérêts partisans géopolitiques à l'échelle du continent. »
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djodj




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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Jeu 17 Jan - 19:09

Citation:
Les bouleversantes "preuves de vie" des compagnons de captivité de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez
17/01/2008 - Nouvel Obs, CyberPresse, AFP, La Nueva España, Intnl Herald Tribune
Les deux otages colombiennes libérées par les FARC ont ramené des lettres de leurs huit compagnons de captivité, dont certaines, bouleversantes, ont été rendues publiques mercredi par leurs proches. Comme celle du colonel de la police Luis Mendieta, séquestré depuis neuf ans, qui évoque "une souffrance sans limites".

La Colombie "est le seul pays au monde où tant de gens sont retenus otages depuis tant de temps", a dénoncé mercredi Maria Teresa Paredes de Mendieta, son épouse, les yeux rougis d'avoir tant pleuré à la lecture de ces "preuves de vie" de son mari, les premières depuis cinq ans.

Selon le gouvernement colombien, quelque 750 personnes sont toujours aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie. Les huit otages dont Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont ramené des "preuves de vie" font partie du groupe des 44 'politiques' que les FARC veulent échanger contre des centaines de guérilleros emprisonnés.

Jenny, 21 ans, la fille du colonel, a lu sur radio Caracol la missive de son père: "ces dernières années, nous avons cru atteindre le fond de la souffrance. Mais après neuf, huit, sept années de captivité, nous sommes arrivés à la conclusion que la souffrance provoquée par la séquestration est sans limites".

Le colonel Mendieta évoque aussi comment Clara Rojas a donné le jour à son fils Emmanuel "dans des conditions infra-humaines". Et la solidarité de ses camarades, qui ont fabriqué vêtements et objets pour l'enfant.

Plus que la douleur, les chaînes autour du cou, les maladies, "ce qui nous afflige est la souffrance mentale que provoque l'irrationalité de tout ceci", poursuit le colonel dans cette lettre datée du 21 décembre.

Pourtant, les souffrances physiques sont terribles également, crises de paludisme, diarrhées, mais surtout le long calvaire qu'il a vécu lorsque ses pieds, jambes et articulations se sont infectés. Ce qui ne l'a pas empêché de devoir continuer les longues marches dans la jungle, le tout avec des béquilles de fortune, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus avancer et doive être transporté sur un brancard par les guérilleros.

Luis Mendieta sera resté cinq semaines sans pouvoir marcher, alors que les incessants déplacements ne cessaient pas, craignant de perdre ses jambes devenues noires et enflées, échappant au tétanos avant de se remettre lentement.

Le colonel a enfin évoqué le cas du lieutenant Peña, autre compagnon de captivité dont le "mauvais état mental" a fait que les guérilleros l'ont éloigné du groupe, disant l'avoir envoyé suivre un traitement psychiatrique, aux environs de 2000. "Depuis cette date, nous ne savons rien de lui".

Quant à l'ancien gouverneur du Meta, Alan Jara, enlevé en juillet 2001, il a dit, dans sa lettre à sa famille, souffrir de maux de tête chroniques dus à un parasite qui l'aurait frappé au cerveau, selon Jenny Mendieta.

Betancourt transportée dans un hamac quand elle était malade

Ingrid Betancourt a été malade au point de devoir être transportée dans un hamac lors de longues marches dans la jungle, a révélé mardi la famille d'un autre otage, Luis Mendieta.

«En une occasion j'ai pu parler avec Ingrid. Ils (ndlr: les guérilleros des Farc) nous transportaient en hamac», écrit le colonel de police Luis Mendieta dans une lettre remise à sa famille, lundi, comme preuve qu'il est en vie, par une ex-otage récemment libérée Consuelo Gonzalez.

Ces transports en hamac, compte tenu de la faiblesse et des nombreuses maladies dont souffrent les otages, ont été fréquents. «Cela s'est passé ainsi pour moi, pour Alan (Jara, un politicien) pour (le capitaine de police Enrique) Murillo et pour Ingrid», a ajouté M. Mendieta, dans la lettre rendue publique par la radio privée Caracol.



_____________________________________________________________

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20080116.FAP0725/les_bouleversantes_preuves_de_vie_des_compagnons_de_cap.html
http://www.cyberpresse.ca/article/20080115/CPMONDE/801151239/1030/CPMONDE
http://afp.google.com/article/ALeqM5hQXIvLumbeSi-mBBMOoTi3E88rtw
http://www.lne.es/secciones/noticia.jsp?pRef=1882_51_597013__Galeria-Ingrid-Betancourt-trasladada-hamaca-selva-cuando-enferma
http://www.iht.com/articles/ap/2008/01/16/news/Colombia-Hostages.php
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djodj




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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Lun 21 Jan - 22:30

Citation:
Rencontre avec les FARC
18/01/2008 - Le Courrier International - La Prensa, Canoé
Un journaliste a pu se rendre en juillet dernier dans un campement des guérilleros installé dans l'épaisse forêt du Darién, près de la frontière entre la Colombie et le Panamá. Un reportage du quotidien panaméen La Prensa.

"Alors, vous nous voyez manger des racines ?" Un sourire sarcastique illumine la figure du commandant Becerro. Il fait allusion à l'ennemi numéro un des FARC [Forces armées révolutionnaires de Colombie, voir les Repères], le président colombien, Alvaro Uribe, qui a déclaré à plusieurs reprises que sa politique militaire avait mis aux abois la plus vieille guérilla du continent et réduit ses membres à manger des racines comme des sauvages.

Lorsqu'on demande aux guérilleros si leur vie est aussi dure qu'elle en a l'air, ils minimisent les problèmes. "Nous mangeons bien, nous avons un toit en hiver et des couvertures contre le froid. Nous avons beaucoup d'expérience", précise le chef du Front 57 [les FARC sont organisées en "blocs", en "fronts" et en "colonnes"]. Les guérilleros expliquent qu'ils cultivent du maïs, des bananes et du riz, et qu'ils élèvent des poules, des vaches et des cochons. "Et comment faites-vous pour le reste ? — Il y a toujours des gens qui nous aident. Ce que nous ne produisons pas, nous l'achetons." Pour s'informer et se distraire, ils ont la radio et la télévision. Et, pour communiquer, des téléphones portables ou satellitaires.

Le secrétariat des FARC m'a donné l'autorisation de réaliser cet entretien vers Noël 2006, mais il a fallu attendre plusieurs mois que les conditions de sécurité nécessaires soient réunies et que les guérilleros fassent une pause dans leurs déplacements permanents. Pour les rejoindre près de la frontière, nous avons dû passer du Panamá en Colombie, naviguer plus de vingt heures sur quatre cours d'eau différents et passer beaucoup plus de temps encore à attendre que la confiance et la sécurité soient au rendez-vous. "Nous bougeons tout le temps", m'a expliqué Becerro. Ce nomadisme et une excellente connaissance de la région semblent effectivement être ses meilleures armes contre l'armée.

Becerro est un homme de grande taille, courtois, qui a quatorze années de "lutte révolutionnaire" à son actif dans les montagnes de Colombie. La réunion – il y a là également le commandant Pablo – a lieu sous le toit précaire d'une petite école, dans un village indien où survivent difficilement 80 Indiens Emberas, qui regardent les guérilleros aller et venir avec un mélange de désintérêt et d'habitude.

Les chefs du Front 57 disent être revenus à une guérilla très mobile pour deux grandes raisons. La première est la capacité opérationnelle croissante de l'armée colombienne, due au financement et à l'entraînement fournis par Washington. La deuxième raison est la décision stratégique de "ne plus faire de victimes civiles". C'est ce qu'explique Pablo, commandant du front responsable du plus grand nombre de morts civils dans cette guerre : le 2 mai 2002, dans les rues de Bojayá (département du Chocó), a en effet eu lieu un affrontement entre plusieurs fronts des FARC et des centaines de paramilitaires [des milices qui luttent contre les guérillas] des Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Les guérilleros ont lancé une bonbonne de gaz piégée contre les paramilitaires, mais ils ont raté leur cible et provoqué la mort de 119 civils qui s'étaient réfugiés dans une église. "Cet accident nous a fait réfléchir, poursuit Pablo. Il nous a permis de réaffirmer qu'il ne faut pas toucher à la population civile."

Dans la guerre de l'information, le pire ennemi des FARC est l'une de leurs propres inventions : les enlèvements contre rançon. Selon Becerro, "le problème est que le gouvernement a tout mis dans le même sac". Les guérilleros considèrent les policiers et les militaires qu'ils détiennent comme des "prisonniers de guerre", et non comme des "otages". Les personnalités politiques entre leurs mains sont "des prisonniers possédant une valeur politique, des otages entre guillemets". Les autres, ceux qu'ils reconnaissent comme étant des otages, sont leur "moyen de financement le plus désagréable". Pablo affirme que le nombre de ce type d'enlèvements a beaucoup diminué et que l'objectif est qu'"il n'y ait plus de civils". En tant que civil, justement, on ne peut s'empêcher de penser – même muni d'une "autorisation" du secrétariat des FARC – à tous ces rapts, surtout lorsqu'on a attendu de longues heures à scruter l'horizon restreint qu'offre la jungle en cherchant des signes de leur arrivée…

Repères

• Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), créées en 1964, sont la principale force rebelle colombienne engagées dans un conflit avec le gouvernement. Les FARC, qui se définissent comme un groupe marxiste-léniniste, sont dirigées par leur fondateur, Pedro Antonio Marín, alias Manuel Marulanda, qui serait âgé de 78 ans.

• Les FARC sont organisées en sept blocs régionaux. Chacun de ces blocs a sous sa tutelle plusieurs fronts – de 50 à 500 hommes – qui sont subdivisés en colonnes (lorsque le front est important), en compagnies (50 hommes environ), guérillas (24 hommes) et escadrons (12 hommes).

• Le président colombien Alvaro Uribe, élu en 2002 et réélu en 2006, a fait de la sécurité et de la lutte contre les FARC un axe essentiel de sa politique.


Citation:

Ingrid Betancourt a été isolée après des conflits avec ses geôliers et des otages
19/01/2008 - UniVision, Tribune de Genève
Fragilisée par près de six ans de captivité aux mains de la guérilla colombienne des Farc, Ingrid Betancourt a souffert d'un certain isolement après avoir connu des conflits avec ses geôliers, mais aussi avec ses compagnons de détention, selon des témoignages.

Consuelo Gonzalez, l'ex-parlementaire libérée la semaine dernière par la guérilla marxiste, a raconté que l'ancienne candidate à la présidence colombienne, qui possède aussi la nationalité française, s'était trouvée "un peu isolée" au sein du groupe à la suite de discussions politiques passionnées.

"Au début, nous parlions beaucoup de politique, nous commentions les nouvelles, mais rapidement nous nous sommes rendu compte que ces discussions, au cours desquelles certains adoptaient des positions très radicales, créaient des moments de tension, des conflits, et du jour au lendemain, nous avons décidé de ne plus parler de politique", a-t-elle révélé dans un entretien avec l'AFP.

"Avec Ingrid, mais aussi avec tout le groupe, nous avons traversé des périodes difficiles. Comme dans chaque groupe, il existe des moments de tension, de désespoir, et la détention elle-même génère les tensions", a poursuivi Mme Gonzalez.

Egalement libérée la semaine dernière, Clara Rojas, l'ancienne directrice de campagne de Mme Betancourt, enlevée à ses côtés en février 2002, avait indiqué qu'elles s'étaient brouillées à la suite d'une tentative d'évasion ratée.

Et en mai 2007, le sous-officier John Frank Pinchao Blanco, ancien compagnon de détention de l'otage franco-colombienne, qui venait de s'évader d'un camp des Farc, avait aussi évoqué ces discussions houleuses.

Le policier racontait qu'à plusieurs reprises il s'était disputé avec Ingrid Betancourt "sur des questions idéologiques" et qu'ils pouvaient ne plus se parler pendant des jours.

Le policier l'avait également qualifiée de "plus grand ennemi des guérilleros". "Elle leur parle durement. Elle n'hésite pas à les affronter", avait-il dit, ajoutant qu'elle avait tenté cinq fois en vain de s'enfuir et vivait comme les hommes avec des chaînes au cou.

"Une fois passée l'étape du chaos, de la confusion et de la négation de la situation d'otage, vient une étape d'acceptation, de crise émotionnelle qui conduit à la dépression", explique Dary Lucia Nieto, une psychologue de la fondation "Pays libre", spécialisée dans le soutien aux victimes d'enlèvement.

"Compte tenu des moments différents, des personnalités, des antécédents, de l'âge, certains otages connaissent des moments euphoriques alors que d'autres traversent des périodes de désespoir, et cela provoque de violents chocs. C'est à ce moment qu'une personne commence à sentir que les geôliers sont des ennemis, mais le groupe (de prisonniers) aussi", ajoute la psychologue.

Mme Gonzalez, qui a partagé le même camp de détention qu'Ingrid Betancourt entre 2003 et 2004, a confirmé qu'elle souffrait beaucoup de l'estomac, notamment pendant les longues marches.

Un autre de ses souvenirs témoigne du traitement infligé par les guérilleros: "Ils la transportent brusquement sur un hamac, la cognant contre les arbres et sans aucun égard pour son état, ils la balancent au sol".

Lorsqu'une personne est malade, indique Dary Lucia Nieto, les geôliers utilisent les médicaments comme "un moyen de soumission".

"La terrible situation physique de Betancourt, alors que les autres otages paraissent en meilleure condition, peut provenir de (la) sensation d'isolement", ajoute-t-elle.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), première guérilla du pays avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 de leurs hommes incarcérés en échange de 43 otages qu'elles détiennent, dont Mme Betancourt et trois Américains.


Ingrid Betancourt a été isolée après des conflits avec ses geôliers et des otages Tribune de Genève
Símbolo de rehenes colombianos en la selva, aislada y con frágil salud UniVision
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Lun 21 Jan - 22:32

Citation:

Alvaro Uribe à Paris pour parler des FARC
19/01/2008 - UniVision, Radio Caracol, France24
Le président colombien Alvaro Uribe s'envolera en fin de semaine vers l'Europe pour se rendre au Forum économique mondial à Davos (Suisse), après un passage à Paris, Bruxelles et Madrid, où il doit parler de la question des otages de la guérilla des Farc, a indiqué son bureau.

M. Uribe doit arriver à Paris dimanche, mais les détails de sa visite dans la capitale française et les autres villes n'étaient pas encore connus.

La France, la Suisse et l'Espagne ont participé a des initiatives conjointes pour un dialogue entre les Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc) et le gouvernement de M. Uribe, en vue d'échanger des otages contre des guérilleros détenus.

Le président français Nicolas Sarkozy a adressé le 5 décembre, via la radio et la télévision, un message au chef des Farc, Manuel Marulanda, lui "demandant solennellement de relâcher" l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt et un autre message destiné aux otages des Farc pour leur témoigner la "solidarité de la France".

A Paris, la Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB), a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir appris que MM. Uribe et Sarkozy se rencontreront lundi à Paris.

Dans un communiqué, la FICIB précise qu'elle a demandé à M. Sarkozy d'intercéder en faveur des demandes de la fédération auprès de M. Uribe.

La FICIB demande au président français d'affirmer l'opposition de Paris à toute opération militaire susceptible de mettre en danger la vie des otages ou qui constitue un obstacle à une éventuelle tentative de libération.

Elle demande également que M. Sarkozy obtienne de son homologue colombien la mise en place d'une nouvelle mission de médiation internationale pour la conclusion d'un accord humanitaire, à laquelle la France pourrait participer.


Comités Betancourt piden a Sarkozy interceda a favor de rehenes ... Univisión
Piden que Sarkozy insista ante Uribe la continuidad de Chávez en ... Caracol Radio
Alvaro Uribe à Paris pour parler des FARC France 24

Communiqué de la FICIB


Citation:

Uribe rétablit la médiation franco-hispano-suisse sur les otages
20/01/2008 - L'Express, le Nouvel Obs, SwissInfo, AFP
Le président colombien Alvaro Uribe a rétabli la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse en vue d'obtenir la libération des 44 otages politiques des FARC, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

L'annonce survientquelques heures avant le départ pour l'Europe du chef de l'Etat colombien, qui est attendu en France, en Belgique, en Espagne et en Suisse dans le cadre d'une offensive diplomatique pour obtenir le maintien des Forces armées révolutionnaires de Colombie sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.

"Nous avions suspendu il y a quelques mois la (mission de) facilitation de délégués de la Suisse, de l'Espagne et de la France. Il y a deux jours, nous l'avons réactivée (...) Les facilitateurs sont de nouveau autorisés par le gouvernement national", a-t-il dit lors d'une réunion dans la ville de Vistahermosa.

Uribe a également apporté son soutien à l'action menée par l'Eglise catholique pour la mise en place d'une "zone de rencontre", territoire démilitarisé que les FARC exigent pour négocier la libération de leurs otages contre un demi-millier de guérilléros détenus par les autorités colombiennes.

Le président colombien avait suspendu en novembre la médiation confiée à son homologue vénézuélien Hugo Chavez, accusé par Bogota de donner une plateforme politique internationale aux rebelles des FARC. Chavez avait réagi en accusant Uribe de ne pas rechercher la paix et d'être au service des Etats-Unis.

Mais la crise des otages des FARC a connu le 10 janvier un rebondissement avec la libération orchestrée par Chavez de Clara Rojas, ex-directrice de campagne de Betancourt enlevée à ses côtés en février 2002, et de Consuelo Gonzalez, une parlementaire capturée l'année précédente.

Chavez a depuis sommé la Colombie et la communauté internationale de retirer de la liste des organisations terroristes les FARC et l'autre mouvement colombien de guérilla, l'Armée de libération nationale (ELN).

Les FARC réclament la démilitarisation d'une zone de 780 km² autour des localités de Florida et Pradera, près de Cali, pour négocier un "accord humanitaire" qui ouvrirait la voie à un règlement de la crise des otages.

Le gouvernement colombien refuse de retirer l'armée et la police d'une zone d'une telle superficie, comparable à la ville de New York. Il a accepté en revanche la proposition émise en décembre 2005 par le trio européen (France, Suisse et Espagne) de démilitariser une zone plus réduite de 150 km² où aucun homme en arme ne serait autorisé à entrer et où des observateurs internationaux seraient déployés. Les FARC s'y opposent.

Selon les proches d'Ingrid Betancourt, Alvaro Uribe devrait rencontrer lundi Nicolas Sarkozy Alvaro Uribe. L'Elysée se refuse à confirmer ou à infirmer l'information.



Citation:

Nicolas Sarkozy rencontrera le président colombien lundi
20/01/2008 - Reuters, RFI
Nicolas Sarkozy va rencontrer le président colombien Alvaro Uribe lundi matin juste avant le Forum économique mondial de Davos, confirme dans un communiqué le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

L'entretien, qui avait déjà été annoncé par la présidence colombienne et la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB), fait suite à la libération le 10 janvier par la guérilla marxiste des FARC de la sénatrice Consuelo Gonzalez et de Clara Rojas, ex-directrice de campagne de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Cette dernière est détenue depuis février 2002.

Cette double libération permise par la médiation du président vénézuélien Hugo Chavez, refusée initialement puis acceptée par Alvaro Uribe à la demande notamment de l'Elysée, a relancé les espoirs de la famille Betancourt.

Juste avant son départ pour l'Europe, le président colombien a fait un geste en rétablissant la médiation de la France, de l'Espagne et de la Suisse en vue d'obtenir la libération des 44 otages "politiques" des FARC, dont Ingrid Betancourt.

Alvaro Uribe entend cependant réitérer qu'à ses yeux, les FARC constituent une organisation terroriste et qu'il refuse leur revendication principale de création d'une zone démilitarisée de 780 km2, près de Cali.

Alvaro Uribe accepte en revanche la proposition du trio France-Suisse-Espagne de démilitariser une zone plus réduite de 150 km2 où aucun homme en armes ne serait autorisé à rentrer et où des observateurs internationaux seraient déployés.

La FICIB demande à Nicolas Sarkozy de déclarer que la France s'oppose à une opération militaire qui mette en danger les otages, de restaurer une médiation internationale et de favoriser le rôle d'intermédiaire d'Hugo Chavez et de la sénatrice colombienne d'extrême-gauche Piedad Cordoba.

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy, qui a promis de faire libérer Ingrid Betancourt, a demandé à Alvaro Uribe de faire certains gestes en direction des Farc, mouvement marxiste créé dans les années 60, financé actuellement par le trafic de drogue et qui détient au total environ 3.000 otages, dont plusieurs Américains.

Le président français a notamment demandé et obtenu la libération par Bogota en juin dernier de Ricardo Granda, qui passe pour le diplomate des Farc. Ce geste consenti par Alvaro Uribe semble n'avoir rien donné, Ricardo Granda réitérant ensuite la revendication d'une zone démilitarisée.



Citation:

La mère d'Ingrid Betancourt mise en cause par le chef des forces militaires colombiennes
21/01/2008 - Le Monde, 20 minutes, Surf The Info, El Universal, UniVision
Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, otage de la guérilla des Farc depuis le 23 février 2002, est mise en cause par le chef de l'armée colombienne.

«C'est la manière dont Madame sa mère s'est comportée qui a fait obstacle à sa libération», a dit le commandant en chef des forces militaires colombiennes, Freddy Padilla de Leon, dans une interview à l'hebdomadaire «Semana». «Je le dis avec tristesse et douleur, bien que cela ne justifie pas les atrocités des Farc, c'est sa mère qui a le plus contribué à lui donner une cote comme une marchandise devenue le joyau de la couronne.»

La famille Betancourt, et notamment Yolanda Pulecio, a lancé de nombreuses campagnes internationales, notamment en France, pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, qui est franco-colombienne. Ces campagnes ont parfois déplu aux autorités et à l'armée, qui ont été à plusieurs reprises accusées de faire barrage à tout accord humanitaire.

«La mère de Clara Rojas (ndlr: la collaboratrice d'Ingrid Betancourt libérée le 10 janvier), en revanche, a agi avec prudence», a expliqué le général.

Réaction de la FICIB

Dans un communiqué publié dimanche soir, la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) exprime son profond étonnement et ses vives inquiétudes à la lecture de ces déclarations.

La FICIB rappelle que si Ingrid Betancourt est détenue depuis près de six ans, plusieurs autres otages sont détenus, eux, depuis plus de dix ans, et que le fait qu'ils soient restés complètement anonymes n'a pas pour autant fait qu'ils soient libérés maintenant.

C'est au contraire grâce à la mobilisation qui a été créée autour du cas d'Ingrid Betancourt que les Farc, sachant les yeux de la communauté internationale fixés sur eux, se sont sentis obligés de respecter les otages et que, finalement, certains d'entre eux ont pu être libérés. Faut-il rappeler qu'avant que Yolanda Pulecio et d'autres ne réussissent à éveiller les consciences sur la situation des séquestrés colombiens, leur cas n'avait suscité jusque là que de l'indifférence ?

Nous demandons avec respect et fermeté au président Uribe qu'il veuille bien rappeler au chef de son armée, un général qui a par ailleurs des zones d'ombre dans sa carrière, l'obligation qui est la sienne de mesurer ses propos - propos qui sont d'autant plus choquants qu'ils s'attaquent à une personne comme Yolanda Pulecio qui est unanimement respectée, en Colombie et à l'étranger, pour son courage, ses qualités de coeur et sa grande dignité.


Colombie: la mère de Betancourt est un "obstacle" à sa libération ... Le Monde
La mère d'Ingrid Betancourt mise en cause par le chef des forces militaires colombiennes 20 minutes.fr
La mère d’Ingrid Betancourt accusée par l’armée Surf the Info
Federación Betancourt pide a Uribe que exija mesura a general ... Univisión
Afirman que madre de Betancourt impide que las FARC liberen a la ... El Universal
Madre de rehén colombiana Betancourt obstaculiza su liberación ... Univisión
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Sam 26 Jan - 14:27

2163 jours...

La marche pour la liberté :
Partis le 16 janvier de Buis -les-Baronnies, nos marcheurs comptent bien arriver à Paris le 23 février.

joindre les marcheurs : 06 37 69 04 25

Agir pour Ingrid et les autres
Actuar para Ingrid y los demás

http://marchepourlaliberte.blogspot.com/
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Sam 2 Fév - 19:10

cyclops
Citation:

De la nécessité de négocier au plus vite...

AgirpourIngrid.com - Paris - 19/12/07

Pourquoi négocier ?

Les FARC ont toujours annoncé qu’en cas d’attaque, ils tueraient d’abord leurs otages et s’enfuiraient ensuite. Ils l’ont hélas prouvé plusieurs fois, la dernière en date étant l’exécution des 11 députés de la Valle del Cauca.

Dans ce contexte, une opération militaire de la part du gouvernement colombien se solderait certainement par la mort des otages.

C’est pourquoi nous désirons une solution négociée plutôt qu’une solution militaire.

La position du gouvernement colombien

Un rapide retour historique
Uribe a été élu après l’échec des négociations lancées par son prédécesseur, le président Pastrana, qui avait accepté le principe d’une zone démilitarisée, mais qui n’a jamais vraiment entamé les pourparlers.

Cette zone démilitarisée, prévue pour une durée de 90 jours a conservé ce statut très particulier pendant plus de 3 ans. C’était devenue une zone de sécurité et de repos pour les FARC qui continuaient à se battre hors de la zone. Il était dit que certains otages étaient d’ailleurs gardé dans cette zone.

C’est dans ce contexte qu’Ingrid rencontrera les chefs FARC pour leur demander de cesser les prise d’otages.

Pastrana a mis fin lui-même à la zone démilitarisée et aux pourparlers lorsque les FARC ont détourné un avion dans cette zone pour enlever le sénateur Gechen.

Uribe gagna les élections en proposant une ligne politique plus forte introduisant le concept de sécurité démocratique, qui se traduit par plus de fermeté vis à vis des acteurs armés illégaux (dont font partie les FARC).

Les deux tendances de l’opinion publique
Une partie de l’opinion publique colombienne ne croit plus à la volonté réelle des FARC de trouver une issue négociée à ce conflit et ne sont donc pas favorable à la création d’une nouvelle zone démilitarisée. Dans ce contexte, le gouvernement d’Uribe est plus favorable à une action militaire à l’encontre des Farc plutôt que de relancer un processus de négociation.

Une autre partie de la population, et particulièrement les familles et les proches des otages sont bien entendu fermement opposés à une action militaire et placent tous leurs espoirs dans une solution négociée.

C’est dans cette voie que nous nous engageons depuis plus de 5 ans.



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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Dim 3 Fév - 21:29

Citation:

Les Farc proposent un nouvel échange humanitaire
01/02/2008 - Le Point
La guérilla pourrait libérer les trois otages américains en échange de deux de leurs hommes retenus aux États-Unis.

"Donne-moi deux guérilleros et reprends tes trois espions." C'est par ces quelques mots, dans un communiqué publié par l'agence Anncol mardi 29 janvier, que les Farc proposent de libérer les trois citoyens américains retenus prisonniers depuis 2003 dans la jungle colombienne. Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves sont des sous-traitants recrutés par la département de la Défense américain. En 2003, ils ont été faits prisonniers après le crash de leur avion dans une partie de la jungle colombienne contrôlée par les Farc.

Ils font partie du groupe de 43 otages "échangeables", parmi lesquels figure également Ingrid Betancourt. Mais il ne s'agit pas d'une libération unilatérale, comme cela a été le cas pour Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, relâchées le 10 janvier dernier sans contrepartie.

Remise de peine ?

Cette fois, les Farc réclament en échange la libération de "Simón y Sonia". Sonia, alias Anayibe Rojas, est actuellement détenue dans une prison du Texas. Simón Trinidad, alias Juvenal Ovidio Ricardo Palmera, est l'un des principaux leaders des Farc. Arrêté en Équateur, il a été extradé fin 2004 vers les États-Unis. Lundi 28 janvier, il a été condamné à 60 ans de prison par un tribunal de Washington, précisément pour son rôle dans l'enlèvement et la séquestration des trois Américains

60 ans de prison pour un homme âgé de 57 ans : "une condamnation à perpétuité", estiment les Farc dans leur communiqué. Depuis le verdict, la presse colombienne ( lire l'article d' El Tiempo ) relate des rumeurs concernant une éventuelle remise de peine qu'accorderaient les États-Unis à Trinidad en échange de la libération des trois otages. Une information non confirmée officiellement par la justice américaine. La Colombie, de son côté, a rejeté par avance toute solution dans laquelle Simón Trinidad serait "échangeable".

"Je vois l'horizon absolument noir" (Chavez)

Une nouvelle libération d'otages de la part de la guérilla paraît donc compromise pour l'instant. Le 25 janvier dernier, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, ancienne médiatrice dans la libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, a pourtant affirmé que la guérilla marxiste des Farc envisageait de libérer "prochainement et de manière unilatérale" d'autres personnes séquestrées. Mais le lendemain, le président vénézuélien Hugo Chavez, principal artisan de la libération des deux otages s'est déclaré "pessimiste" sur la possibilité de nouvelles libérations unilatérales d'otages par les Farc. "Malheureusement ce n'est pas que je ferme la porte, mais je vois l'horizon absolument noir."

Citation:

Etats-Unis: le guérillero colombien Trinidad condamné à 60 ans de prison
02/02/2008 - AFP
WASHINGTON (AFP) — Le colombien Ricardo Palmeras, alias "Simon Trinidad", un des principaux leader des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a été condamné lundi à 60 ans de prison par un tribunal fédéral de Washington pour son rôle dans l'enlèvement de trois Américains en Colombie.

La condamnation, prononcée par le juge Royce Lamberth, correspond à la peine qui avait été requise.

Trinidad a fait une longue déclaration de près d'une heure dans laquelle il a critiqué le processus judiciaire qu'il a qualifié de "procès politique". "Vive Manuel Marulanda (le leader des Farc, ndlr), vivent les Farc, armée du peuple, vive Bolívar", a crié Trinidad, 57 ans à la lecture de la sentence.

Simon Trinidad a été reconnu coupable en juillet 2006 de complot dans l'enlèvement en février 2003 de trois civils américains, Marc Gonsalves, Thomas Howe et Keith Stannsen. Ceux-ci travaillaient pour une entreprise privée de sécurité et leur avion s'était écrasé dans une partie de la jungle colombienne contrôlée par les Farc.

La dernière vidéo les montrant vivants a été diffusée en juillet 2003. Les trois Américains font partie d'une groupe de 45 otages que la guérilla veut échanger contre 500 rebelles détenus, un processus qui pour l'instant est dans l'impasse.

Arrêté en Equateur, Simon Trinidad a été extradé vers les Etats-Unis le 31 décembre 2004. Un premier procès en novembre 2006 avait été annulé par manque de consensus entre les jurés pour déterminer sa culpabilité.

Lors du second procès en 2007, le juge avait repoussé à deux reprises l'audience pour fixer la sentence contre le guérillero, sans toutefois la lier officiellement aux efforts entrepris par le président vénézuélien, Hugo Chavez, pour obtenir la libération des otages des Farc.

Simon Trinidad est le seul membre de la rébellion marxiste jugé aux Etats-Unis pour une affaire non liée au trafic de drogue.


Citation:

Les FARC comptent libérer trois anciens parlementaires
03/02/2008 - Le Monde
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont annoncé qu'elles vont libérer de "manière unilatérale" trois otages, dans un communiqué diffusé samedi 2 février par la chaîne de télévision privée Noticias Uno.

"Nous prions le président Hugo Chavez ou la sénatrice Piedad Cordoba de récupérer les parlementaires Gloria Polanco de Losada, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, personnellement ou par le biais d'intermédiaires, sur le territoire colombien", déclare le texte de la rébellion marxiste, qui sollicite de nouveau le président vénézuélien Hugo Chavez et la sénatrice colombienne d'opposition Piedad Cordoba, qui s'étaient impliqués le mois dernier dans la libération de Clara Rojas, collaboratrice d'Ingrid Betancourt, et de Consuelo Gonzales, une ancienne sénatrice.

Les FARC précisent qu'ils libéreront ces trois otages, enlevés en 2001, parce qu'ils sont en mauvaise santé. Cette décision du Secrétariat de la guérilla (organe dirigeant) est une "conséquence directe des efforts réalistes du président Chavez et d'autres pays amis dans la recherche de solutions pacifiques à la crise humanitaire et au conflit", précise le communiqué cité par Noticias Uno.Le mouvement rebelle d'extrême gauche souhaite échanger 43 otages, dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, contre 500 de ses guérilleros détenus en Colombie.
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Ven 15 Fév - 6:24

15 février
FRANCE 5 16h30
"en attendant Ingrid"
documentaire
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Lun 18 Fév - 21:10

ingridbetancourt-idf.com

6 ans de prise d’otage pour Ingrid : Ca suffit !

Ce samedi 23 février, cela fera 6 ans qu’Ingrid Betancourt est otage de la guérilla colombienne des FARC. Face à ce nouvel anniversaire de trop, le Comité de soutien organise une semaine de mobilisation pour sa libération comme celle des milliers d’autres otages.
Une fois de plus, nous en appelons à votre solidarité et vous invitons à prendre part aux différentes actions...


Une chaine humaine et bien plus, à Paris
A Paris, le Comité de soutien vous invite à prendre part à une grande chaîne humaine, samedi 23 février à 14H45. Cette chaîne humaine se déploiera du portrait d’Ingrid Betancourt, devant l’Hôtel de Ville, pour rejoindre l’Église Notre-Dame de Paris. L’action aura lieu en présence de la famille d’Ingrid, de personnalités et d’anciens otages.
Par ailleurs, tout au long de la semaine, nous vous proposerons de venir montrer votre soutien en écrivant un message à Ingrid et aux otages, en signant la pétition, sur le stand qui sera tenu entre le 18 et le 23 février inclus, devant l’Hôtel de Ville de Paris. De même, une conférence-débat avec Fabrice et Lorenzo Betancourt aura lieu à 17H00, à la FNAC Montparnasse, mardi 19 février.

Différentes actions seront menées en province.

Un rassemblement à Nice, le 23 février
Un concert de soutien à Montpellier, le 23 février
Un rassemblement dans le Bassin d’Arcachon, le 23 février

La pétition : Plus de 457.000 !
Grâce à votre mobilisation et vos efforts impressionnants, la pétition peut dorénavant compter plus de 457.000 signataires ! Nous vous remercions chaleureusement et vous invitons à poursuivre cet élan inarrêtable, à le rendre encore plus fort et irrésistible : continuez à diffuser la pétition au plus grand nombre de vos contacts !
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Sam 23 Fév - 17:03

Sad Une date anniversaire qui ne fait pas forcément plaisir !!!!

Citation:
Six ans de captivité pour Ingrid Betancourt
23/02/2008 - Le Nouvel Obs
Plusieurs manifestations sont organisées en France pour marquer l'enlèvement le 23 février 2002 de l'ex-candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne.

Ingrid Betancourt est captive depuis six ans, et la mobilisation en sa faveur ne faiblit pas, en témoigne la mobilisation organisée le samedi 23 février. Sous le slogan "l'indifférence pèse plus que les chaînes", famille, proches, artistes, intellectuels, politiques et autres associations multiplient les manifestations durant deux jours pour réclamer la libération de la Franco-colombienne enlevée par les FARC le 23 février 2002.

Nicolas Sarkozy doit recevoir de son côté samedi à 18h les enfants d'Ingrid Betancourt, Mélanie et Lorenzo, et son ex-mari, Fabrice Delloye. "Ils seront accompagnés de Consuelo Gonzalez de Perdomo, ancienne sénatrice colombienne" otage des FARC, selon le communiqué du porte-parole de l'Elysée David Martinon.

"Il faut pouvoir s'identifier à un seul visage", a expliqué vendredi l'écrivain Marek Halter lors d'une conférence de presse à Paris en présence de Consuelo Gonzalez, libérée par les FARC le 10 janvier avec Clara Rojas, l'ancienne directrice de campagne de la Franco-colombienne.

"Et, d'un seul coup, grâce à ce visage, celui d'Ingrid, on a découvert tous les autres visages", a-t-il ajouté. "Tant que vous parler d'un otage, d'un prisonnier politique, vous le protégez. En pleine lumière, on ne tue pas. Ce que nous devons continuer à faire, c'est maintenir les projecteurs sur le visage d'Ingrid."

Chaîne humaine

Le clou de ces manifestations doit avoir lieu samedi après-midi, jour anniversaire de l'enlèvement, avec le déploiement d'une grande chaîne humaine qui partira du portrait d'Ingrid Betancourt dressé sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris et s'étendra jusqu'à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence notamment de ses deux enfants, Mélanie et Lorenzo, de son ex-mari Fabrice Delloye, du maire de la capitale Bertrand Delanoë et du chanteur Renaud.

La mobilisation médiatique sera également au rendez-vous. Plusieurs chaînes de télévision (France-2, France-3, M6, BFM TV et i-Télé) placeront en incrustation sur leur écran le logo des six ans de prise d'otage à l'occasion de leurs journaux. Les grandes radios (RTL, France Inter, France Info, RFI, réseau France Bleu et Europe-1) diffuseront des messages de soutien enregistrés par l'écrivain Marek Halter et le chanteur Renaud.

Campagne de solidarité

En appui des médias audiovisuels, une nouvelle campagne d'affichage réalisée par le comité de soutien est visible depuis mercredi sur plus de 250 panneaux publicitaires du métro parisien.

Le coup d'envoi de ces deux jours de manifestations a été donné vendredi matin du Rond-Point des Champs-Elysées où un bus rouge londonien à impériale, affrété par le Collectif 100 artistes et écrivains pour Ingrid, a remonté la célèbre avenue avant de se lancer dans une traversée de Paris en deux jours et 15 étapes, dont le palais de l'Elysée, la place de Colombie, l'Hôtel de Ville, le Mur de la paix, le Quai d'Orsay, la Bastille ou encore l'ambassade de Colombie. Autant de haltes d'information pour sensibiliser le public au sort d'Ingrid Betancourt, mais aussi de tous les autres otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Le bus portait à l'avant et à l'arrière des photos d'Ingrid Betancourt dans la jungle et le slogan: "Sauvons Ingrid Betancourt et les otages en Colombie. Vite." Parmi les personnalités membres du Collectif figurent Robert Hossein, Régine Desforges, Ariane Mnouchkine, Claude Sarraute, Marek Halter, Camille ou encore Alain Chamfort.

"La défense de notre liberté"

Dans l'après-midi, après l'affichage des portraits d'Ingrid Betancourt et de plusieurs otages des FARC sur la façade de l'Assemblée nationale, des membres du comité de soutien et du Collectif ont donné une conférence de presse en présence de Consuelo Gonzalez.

"Nous (savions) que c'est en France qu'on avait un allié pour la défense de notre liberté", a raconté l'ancienne parlementaire, qui, au cours de six ans et quatre mois de captivité, a été détenue durant six mois aux côtés d'Ingrid Betancourt. "Je suis optimiste. Je suis sûre et certaine qu'il y aura d'autres libérations, et Ingrid fera partie des prochaines libérations."

Consuelo Gonzalez a été reçue en début de soirée par le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui lui a fait part de "la détermination de la France à continuer à rechercher une solution humanitaire en vue de la libération de tous les otages", rapporte le quai d'Orsay dans un communiqué. (avec AP)

Citation:
Betancourt : concert à Paris pour sa libération après 6 ans de captivité
23/02/2008 - AFP
Renaud, Vincent Delerm, Renan Luce ou encore Camille ont chanté vendredi soir à Paris lors d’un concert dédié à Ingrid Betancourt, en présence de ses deux enfants, pour marquer le sixième anniversaire de sa captivité aux mains de la guérilla des Farc en Colombie.

"On ne s’arrêtera pas de chanter et de crier tant que tous les otages ne seront pas sortis" de la jungle, a lancé la fille de l’otage franco-colombienne, Mélanie Delloye, applaudie par les quelque 1.200 personnes massées dans le Cabaret Sauvage qui affichait complet. Elle était accompagnée sur scène de son frère cadet Lorenzo et de l’ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, récemment libérée par les Farc qui s’est une nouvelle fois dite "optimiste" pour les otages.

"Si Consuelo est là aujourd’hui, c’est grâce à la mobilisation. C’est grâce à vous. Ca veut dire qu’aujourd’hui on peut y croire", a poursuivi Mélanie Delloye, devant la photo géante de sa mère et une banderole appelant à "un accord humanitaire" entre les Farc et le gouvernement colombien. "Voir Consuelo Gonzalez souriante, ça m’a rendu heureux", a dit pour sa part Lorenzo Delloye. "Il faut maintenant que le président colombien voie plus loin que ses propres intérêts" et permette la libération des otages, a-t-il ajouté.

A leur côté, le chanteur Renaud, a dit espérer que ce concert "soit le dernier" et qu’Ingrid Betancourt, très affaiblie, recouvre rapidement la liberté. Il a lu un message de soutien envoyé, selon lui, par Carla Bruni qui s’est mobilisée à plusieurs reprises pour l’otage. Tous ont repris en coeur la chanson écrite par Renaud pour Ingrid Betancourt.

Cette soirée spéciale, organisée par la Fédération internationale des Comités Betancourt (Ficib) et animée par les humoristes Baffie et Raphaël Mezrahi, était l’un des deux temps forts d’une semaine de mobilisation de la famille et des comités de soutiens. Samedi, date anniversaire de l’enlèvement d’Ingrid Betancourt, une chaîne humaine devrait se déployer en début d’après-midi au centre de Paris de l’Hôtel de Ville à la cathédrale Notre-Dame.
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Dim 24 Fév - 10:31

Citation:


Aujourd'hui Ingrid Betancourt commence sa septième années de détention. A Bogota, c'est une simple messe à laquelle ont participé sa maman Yolanda, sa soeur Astrid et son mari Juan Carlos, qui a commémoré l'événement. «Aujourd'hui, j'ai peur des manifestations publiques et je ne supporte plus de me faire injurier par les partisans du président (colombien) Alvaro Uribe», soutient Yolanda Pulecio.

C'est vrai que depuis les avancées considérables obtenues par le président Chavez (libération en janvier de deux otages, et quatre autres libérations attendues pour les jours qui viennent, une véritable campagne de dénigrement s'est développée à Bogota, orchestrée par les partisans du président Uribe. Hormis Chavez, c'est la sénatrice d'opposition Piedad Cordoba (qui avait collaboré avec Chavez pour négocier avec les Farc) qui est la cible principale, avec malheureusement des menaces de mort qu'il faut prendre au sérieux. Yolanda Pulecio, qui a toujours soutenu la sénatrice et a ouvertement remercié Chavez pour son intervention, est elle aussi victime de l'hostilité des partisans du président.

De nombreuses manifestations ont en lieu en France, en Belgique, et dans d'autres pays. Un grand concert de soutien avec le chanteur Renaud a réuni hier 1200 personnes à Paris, où s'est organisée aujourd'hui une chaîne humaine qui a réuni plusieurs centaines de sympathisants. En Belgique, après la semaine de sensibilisation qui vient de se dérouler à l'Université Libre de Bruxelles, c'est à l'Université Catholique de Louvain que va se dérouler une autre semaine complète d'événements dont Ingrid betancourt et Aung Sang Suu Ki sont les figures emblématiques.

A noter, le 6 mars, une marche internationale qui va se dérouler dans de nombreuses villes de Colombie et dans une vingtaine de Pays, pour rendre hommage aux victimes de la violence en Colombie. A Paris et à Bruxelles, la FICIB (Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt) appelle tous ses sympathisants à se joindre à cette action, qui dénonce avec la même force les exactions commises par les paramilitaires et les agents de l'Etat, que celles commises par les guérillas.

Vous trouverez tous les détails sur ces différentes actions, comme d'habitude, sur

www.Betancourt.info

Armand Burguet

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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Mer 27 Fév - 18:42

Citation:
La libération de quatre otages détenus par les FARC pourrait avoir lieu mercredi
27/02/2008 - AFP, La Presse Canadienne
L'opération humanitaire de récupération des quatre otages qui devraient être libérés par la guerilla des Farc, devrait être menée mercredi matin par le gouvernement vénézuélien et le Comité International de la Croix Rouge (CICR), a annoncé mardi le gouvernement colombien.

Le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos, a déclaré à la presse que deux hélicoptères vénézuéliens, à l'emblème du CICR, devaient arriver dans la localité de San Jose del Guaviare, au sud-est de la Colombie "approximativement entre 09H00 et 09H30 locales", entre 14H00 et 14H30 GMT, avant de se rendre sur le lieu où les quatre ex-parlementaires colombiens doivent être libérés.

Le 2 février, les Farc ont proposé de remettre au président du Venezuela Hugo Chavez, les otages Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez. Elles ont ensuite offert la libération d'un quatrième otage, l'ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem, qui souffre notamment de problèmes cardiaques. Selon le ministre, les quatre otages se trouveraient entre les localités rurales de Guaviare et El Retorno, deux villages "où il nous a été demandé de maintenir une sécurité et une garantie totales".

Pour sa part, la déléguée du CICR Barbara Hintermann, a précisé que les deux hélicoptères devaient quitter le Venezuela à 06H00 locales, avec chacun à son bord deux délégués du comité de la Croix Rouge, ainsi que deux médecins chargés de s'occuper des quatre personnes libérées. L'un des otages, l'ex-sénateur Jorge Gechem, souffrirait de problèmes cardiaques, d'angine de poitrine et d'une douleur à la colonne vertébrale, qui l'empèche de marcher. A son propos, le ministre colombien de la Défense a déclaré qu'en cas de nécessité, "l'option est ouverte d'un transfert dans un hôpital colombien" de M. Gechem.

La police colombienne a annoncé mardi soir l'arrestation d'un chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) Hely Mejia Mendoza, alias "Martin Sombra", chargé un temps de surveiller les trois otages américains détenus par la guerilla.

"Martin Sombra", membre de l'état-major des Farc, composé de 31 dirigeants, a été arrêté à Saboya (centre) et aurait tenté de suborner les policiers, leur offrant l'équivalent de 525.000 dollars, selon un communiqué de la police.

Le commandant de la police, le général Oscar Naranjo, a présenté ce chef des Farc lors d'une conférence de presse, ce dernier confirmant succintement avoir été chargé "durant un temps" de la surveillance des trois otages américains, sans donner d'autres détails.

Les Farc détiennent depuis le 13 février 2003 les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, des civils qui travaillaient en Colombie pour le compte du Département de la Défense.

Les trois Américains, la Franco-colombienne Ingrid Betancourt, ainsi que quatre anciens parlementaires colombiens, font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", que les Farc ont proposé de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.

L'annonce de l'arrestation de "Martin Sombra" survient à la veille de la libération des quatre ex-parlementaires, annoncée pour mercredi par les autorités vénézuéliennes.


Citation:

Les Farc remettent quatre otages à une délégation vénézuélienne
27/02/2008 - AFP, BBC News
Quatre nouveaux otages des guérilleros des Farc (marxistes), d'anciens parlementaires colombiens, ont été libérés mercredi à midi dans le sud-est de la Colombie, a rapporté la chaîne de télévision privée radio Caracol.

Deux hélicoptères vénézuéliens, à l'emblème du CICR, étaient partis mercredi matin de l'aéroport de San Jose del Guaviare (sud-est de la Colombie) pour récupérer dans la jungle les quatre otages libérés par les guérilleros des Farc (marxistes), avait rapporté un photographe de l'AFP sur place.

Les deux appareils étaient partis pour un lieu secret où les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) devaient leur remettre les quatre ex-parlementaires colombiens.

Les hélicoptères qui transportent des délégués du CICR, des médecins, le ministre vénézuélien de l'Intérieur Ramon Rodriguez Chacin, coordinateur de l'opération de sauvetage et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, doivent après avoir embarqué les otages se rendre à Caracas où ils seront reçus par le président du Venezuela Hugo Chavez.

Le 2 février, les Farc ont proposé de remettre au président du Venezuela Hugo Chavez et à la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, les otages Gloria Polanco, Orlando Beltran et Luis Eladio Perez. Les Farc ont ensuite offert la libération d'un quatrième otage, l'ex-sénateur Jorge Eduardo Gechem qui souffre notamment de problèmes cardiaques et de diabète.

A Bogota, le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a assuré que toutes les opérations militaires dans cette zone seront suspendues mercredi jusqu'à 18H00 locales (23H00 GMT) afin de laisser le temps aux rebelles de remettre leurs otages et de s'enfuir dans la forêt.
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MessageSujet: Re: Ingrid Bétancourt   Jeu 28 Fév - 18:54

Citation:

Arrivée au Venezuela des hélicoptères avec les quatre otages colombiens libérés
28/02/2008 - Swissinfo, AFP, Le Temps
Quatre otages des Farc ont été libérés sans contrepartie mercredi par la guérilla marxiste en Colombie, avant d'être transférés au Venezuela pour y être remis au président Hugo Chavez.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont toutefois averti qu'elles attendaient désormais un retrait militaire pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers.

Les ex-otages, quatre anciens parlementaires, ont été récupérés dans la forêt colombienne par des hélicoptères vénézuéliens portant l'emblème du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), envoyés dans la matinée dans le village de San José del Guaviare (sud-est).

Les appareils les ont ensuite acheminés à la base militaire vénézuélienne de Santo Domingo, à 650 km au sud-ouest de Caracas, où ils ont aussitôt embarqué à bord de jets, en direction de la capitale vénézuélienne, où les attendent leurs proches depuis l'annonce de leur libération il y a une vingtaine de jours.

Le porte-parole de la présidence vénézuélienne, Jesse Chacon, a affirmé que les quatre parlementaires, qui ont passé plus de six ans en captivité, étaient "sains et saufs", après l'annonce de leur libération par le CICR.

"Nous espérons que cet événement nous servira pour continuer à avancer afin d'obtenir les autres libérations et - ce que nous espérons tous - la paix en Colombie", a-t-il ajouté.

Gloria Polanco, Orlando Beltran, Luis Eladio Perez et Jorge Gechem doivent être reçus à Caracas par le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez, auquel la guérilla s'était engagée à remettre ses otages, en gage de reconnaissance à ses efforts de médiation.

Depuis janvier, les rebelles ont libéré six otages sans exiger de contrepartie. Le 10 janvier, Clara Rojas, l'ex-collaboratrice de la candidate présidentielle Ingrid Betancourt et la parlementaire Consuelo Gonzalez ont recouvré la liberté à la faveur d'une opération semblable dans la même région.

Les six otages libérés depuis le début de l'année font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc ont proposé de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.

Dans un communiqué à la radio colombienne Caracol, les Farc ont exigé un retrait militaire dans les localités de Pradera et Florida (sud-ouest de la Colombie), un corridor d'approvisionnement stratégique dans les Andes, pour poursuivre les libérations, une condition toujours refusée juqu'ici par les autorités.

"Maintenant il faudra que s'effectue la démilitarisation de Pradera et Florida pendant 45 jours, avec une présence de la guérilla et de la communauté internationale comme garante, pour parvenir avec le gouvernement à un échange de guérilleros et des prisonniers de guerre aux mains des Farc", peut-on lire dans le communiqué.

La libération des quatre otages a été particulièrement bien accueillie en France, où les comités de soutien à Ingrid Betancourt ont salué cette nouvelle "extrêmement positive".

Le président français Nicolas Sarkozy a jugé que cet acte "positif" allait confirmer "sa détermination à travailler" pour la libération de tous les otages, tandis que son chef de diplomatie, Bernard Kouchner, y voyait "un puissant encouragement".

Un porte-parole du département d'Etat américain, Tom Casey, a déclaré pour sa part que les Etats-unis se montraient aussi "reconnaissants", tout en qualifiant de "répréhensibles" les actions d'enlèvements de la guérilla.

Ingrid Betancourt est "très malade", selon un otage libéré

Les détenus libérés sont quatre parlementaires retenus depuis de nombreuses années par la guérilla colombienne. Gloria Polanco de Losada, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran étaient captifs depuis six ans. Jorge Gechem, un autre ex-député, devrait les rejoindre car il souffre d'un ulcère et d'une maladie du coeur.

Luis Eladio Perez a précisé avoir vu Betancourt pour la dernière fois il y a 23 jours, pendant quelques minutes. "Nous travaillerons sans repos pour obtenir la liberté pour tous, et en particulier celle d'Ingrid Betancourt, qui est en ce moment dans une situation extrêmement difficile", a-t-il dit à son arrivée à l'aéroport international de Maiquetia, près de Caracas, quelques heures après avoir été libéré.

Gloria Polanco a ajouté qu'Ingrid Betancourt était "très malade" dans un camp rebelle installé dans la jungle. La sénatrice franco-colombienne est l'otage de la rébellion marxiste colombienne depuis plus de six ans. Une vidéo et une lettre diffusées à l'automne dernier l'avaient montrée très amaigrie et au bord du désespoir.


Citation:
Nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt
28/02/2008 - AFP, TSR, TeleSur, EuroNews
Un des otages relâchés mercredi par les FARC en Colombie a affirmé à la télévision vénézuélienne que la Franco-Colombienne était dans "une situation extrêmement difficile".

"Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s'est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n'ont rien fait pour lui rendre la vie agréable", a déclaré Luis Eladio Perez, peu après son transfert à l'aéroport vénézuélien de Maiquetia, près de Caracas (lire ci-contre).

Agé de 50 ans, cet ex-président de la Commission des relations internationales du Sénat avait été capturé par les FARC le 6 octobre 2001 à Ipiales, dans le département de Narino (sud). Il a indiqué avoir rencontré pour la dernière fois le 4 février dernier l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne, enlevée le 23 février 2002. Il a entretenu en captivité une relation d'amitié avec Ingrid Betancourt qui le mentionnait dans son dernier message à sa famille comme son confident.

"Malade et proche de la fin"

"Ingrid est dans une situation extrêment difficile", a précisé Luis Eladio Perez. Selon lui, "il faut d'une manière ou d'une autre réussir à ce que cette situation s'améliore, au moins pendant les jours qu'elle doit encore passer en captivité". "Elle est très mal, très malade, physiquement épuisée", a-t-il ajouté.

Pour Gloria Polanco, autre otage à avoir été libérée mercredi par les rebelles colombiens,le traitement infligé à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne est "sans pitié". "Elle est enchaînée (...), entourée de personnes qui ne lui ont pas rendu la vie facile", a déclaré l'ex-otage. "Elle est très malade. Elle souffre d'une hépatite B récurente et est proche de la fin", a-t-elle ajouté.

Gloria Polanco a exhorté le président Hugo Chavez à tout faire pour obtenir la libération de la Franco-Colombienne qui serait détenue dans un camp en pleine jungle. "En tant que femme et mère de famille, je vous demande du plus profond de mon coeur de vous battre pour libérer Ingrid le plus vite possible", a-t-elle dit.

Appel de Hugo Chavez

Le président vénézuélien a demandé mercredi au chef des Farc, Manuel Marulanda, alias "Tirofijo", de transférer de toute urgence en lieu sûr Ingrid Betancourt. "Marulanda, la première chose que je te demande de tout coeur est de la confier à un commando plus proche de toi (...) dans la perspective de sa libération définitive", a déclaré Hugo Chavez. "Je crois que c'est urgent", ajoute-t-il.

Le président vénézuélien a expliqué qu'il allait envoyer un message par les canaux dont il dispose pour tenter d'obtenir la libération de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne parce qu'elle est "l'unique femme qui reste aux mains des Farc".



Citation:
Ces Français qui soutiennent Ingrid Bétancourt
28/02/2008 - L'Express
Depuis l’enlèvement d’Ingrid Bétancourt il y a six ans, les comités de soutien se sont multipliés. Des grandes villes aux campagnes françaises, à des milliers de kilomètres de la Colombie, des militants se mobilisent pour "Ingrid" et les otages des Farc. Quatre d'entre eux nous racontent pourquoi ils ont rejoint ce combat.

Carmen Sanchez

Ardèche, 48 ans, assistante de direction

"Je suis de parents espagnols et j’ai toujours porté un intérêt à l’Amérique latine, mais c’est après avoir lu le livre d’Ingrid La Rage au cœur que j’ai commencé à militer. Elle n’a pas froid au yeux et défend des valeurs morales avec une telle conviction que l’on ne peut pas s’empêcher de la soutenir. Le fait qu’elle soit une femme, une mère qui plus est, m’a beaucoup touché. J’ai donc cherché un peu sur Internet ; j’ai vu qu’il existait des comités dans le monde entier et, en 2005, j’ai créer une cellule en Ardèche, à Tournon-sur-Rhône, ville de 10 000 habitants. Je suis ensuite devenue secrétaire générale de la Fédération, chargée des relations avec les familles d’otage. L’an dernier, j’ai par exemple organisé la venue de Gustavo Montayo, père du plus ancien otage colombien en France."

Antoine Seffre

Vosges, 22 ans, fonctionnaire

"Adolescent, j’ai lu le livre d’Ingrid Betancourt. Son combat, noble et sincère à mes yeux, m’a beaucoup touché et j’ai commencé à m’intéresser à la Colombie. C’est un pays lointain, certes, mais une fois que j’ai mieux connu la situation dramatique là-bas, je ne pouvais m’en détourner. J’ai regardé sur Internet quelles actions je pouvais mener et j’ai pris contact avec le comité de soutien des Vosges. Ingrid est engagée de façon désintéressée, j’ai le sentiment qu’il faut lui rendre la pareille. D’autant que cela dépasse son cas: elle est devenue la voix et le visage de tous les otages."

Evelyne Thinès

Montpellier, 57 ans, assistante médicale à la retraite

"En 2002, j’ai vu un reportage sur Ingrid Betancourt. C’était avant son enlèvement. Elle était en pleine campagne électorale pour la présidentielle. Je me souviens m’être dit qu’elle avait un sacré culot et j’ai suivi ce qu’elle faisait. De loin. C’est après son enlèvement que je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. J’ai commencé à militer en 2004. Je me suis toujours battue pour les femmes, d’ailleurs je suis aussi engagée pour SOS femmes battues et pour le dépistage du cancer du sein. La vie n’a pas de sens si on ne la consacre pas aux autres comme l’a fait Ingrid qui a quitté une vie aisée pour son pays."

Dominique Bouillon

Tours, 48 ans, chef d’entreprise

"J’avais entendu Ingrid Bétancourt s’exprimer sur France Inter, chez Jean-Luc Hees, juste avant son enlèvement et déjà,